Faune et Flore du Champsaur

On y arrive par Gap, après le Col Bayard et bien des virages en prenant de l’altitude, et on tombe sous le charme d’une large et belle vallée inattendue, parsemée de hameaux (dont quelques-uns abandonnés), de bourgs et de bocages : nous voici dans le Champsaur. Cette vallée est entourée de belles et hautes montagnes de grès, roches volcaniques, flysch et granite…


On revient parfois en arrière dans le temps dans certains villages qui semblent ne pas avoir changé depuis un siècle, authentiques et charmants. On est surpris par des paysages variés et riches qui laissent présager d’une grande diversité biologique. Un espace naturel préservé. D’autant plus que le Champsaur se situe aux portes du Parc national des Écrins !

La faune regroupe, selon les dires du Parc National des Écrins, des espèces méditerranéennes comme le lézard et le campagnol provençal, et des espèces issues de l’époque glaciaire comme le lagopède alpin et le campagnol des neiges ! Il a été recensé 350 espèces de vertébrés. Le Parc national inventoriant toutes les espèces dans la base de données Biovid'Ecrins. Et continuant à le faire !


Il y a eu des ours, à une époque, et dans un passé très récent, des loups. Les loups ont été réintroduits. La haute montagne est le domaine des chamois et des bouquetins, des marmottes et des lièvres. Plus bas, celui des lièvres, des hermines, des murins (chauve-souris) … ! Dans le ciel planent les aigles royaux et les vautours fauves ; plus bas, les tétras-lyres, pour les plus connus… : en tout 230 espèces d’oiseaux. Et encore plus bas 850 espèces de papillons et des libellules se partagent l’espace en virevoltant.


Cette grande vallée subit des influences océaniques atténuées, et on y trouve des températures basses (altitude) et des microclimats variés, comme sa flore. Chênes au nord et sapin à l’ubac ; sapins, pins sylvestres et hêtres à l’étage montagnard puis plus haut, pins à crochets et mélèzes. Les alpages ensuite, avant les rochers. En tout : plus de 2500 espèces, dont 220 sont rares et protégées ! On connaît l’edelweiss, le lys martagon, le sabot de Vénus…


Photos by Jean-Michel Ciaccio


Le Champsaur est également riche en plantes médicinales et comestibles. Un savoir perdu qui se retrouve de nos jours ! Argousier, cynorrhodon, sureau, épicéa, gentianes, reine des près, sarriette, ortie, pissenlits, tussilage, ail des ours, violette odorante, pâquerette, millepertuis, aspérule odorante, aubépine, consoude, génépi… et tant d’autres ! À découvrir au détour des sentiers, des champs et des pierriers…


Certaines plantes se consomment en infusion, d’autres en gelée, en confiture, en liqueur, en sirop, ou en salade. On fait de certaines des onguents, des baumes… La plus célèbre des liqueurs locales étant celle de génépi ! Attention, certaines plantes sont protégées et ne peuvent pas être ramassées, ou alors seulement en petite quantité.


De quoi satisfaire sa curiosité de botaniste en herbe ou sa passion pour les animaux…



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